conferences intelligence emotionnelle - comment ameliorer la performance des equipes de projet grace à l'intelligence emotionnelle?


 

Le 9 décembre 2019 à 18H30 à 18H45

PMI France Branche Nord

Skema Business School, Lille

 

 

Le 21 juin 2019 à 9H00

Opteam

Espace Saint-Martin, Paris

 

November 15th, 2015

Emotional Intelligence in project management

PMI Madrid

conference Performance et moments de flow, quel environnement en management de projet?


 

 

Le 14 mars 2016

PMI France Provence

 

 

 

Mai 2016

EDF, campus Saclay

conference: The perfect leader struggle / Project Management and Emotional Intelligence


 

 

May 17th, 2019

PMI Helsinki

conference: How to buld high-performance teams?


October 14th, 2014

Orange, Paris

conference Intelligence emotionnelle - vie privée



Entrevue - Pourquoi et comment remettre l’humain au coeur des projets ?


Dans un environnement mondial, hautement concurrentiel et en transformation permanente, le management de projet et la gestion du changement répondent à des enjeux complexes. Méthodologies, processus, agilité… les moyens pour s’organiser sont multiples. Ils sont toutefois à la fois définis et limités par les individus, leurs connaissances, leurs exigences, leurs contexte, leurs dynamiques incluant les dysfonctionnements. Véronique M. Oury, coach, consultante, conférencière et formatrice en gestion de projets et développement des individus nous éclaire sur le pourquoi et le comment remettre l’humain au coeur des projets.  

 

Quelle est selon vous la place aujourd’hui occupée par l’humain dans les projets ? 

 

Véronique M. Oury

Une place parfois encore sous-estimée, si l’on fait un amalgame humain - intelligence émotionnelle en apposition aux connaissances techniques et aux outils analytiques, en référence à l’intelligence dite cognitive. 

Je dis sous-estimée car il arrive encore que l’intelligence émotionnelle soit assimilée à un “bisounoursisme” faiblement associé ou bien, plus rarement aujourd’hui, antinomique avec la performance et la productivité. C’est pourtant l’inverse, études à l’appui. De nombreuses exemples de performance augmentée par un travail sur l’intelligence émotionnelle sont fournis par l’Institute for Health and Human Potential, IHHP), comme par exemple une augmentation de la productivité de 93% des employés d’usine de chez Motorola après avoir suivi une formation en intelligence émotionnelle. 

 

Google et Harvard font d’ailleurs partie de ceux qui utilisent le quotient émotionnel pour recruter auourd’hui. Et le nombre de fimes de recrutement utilisant le quotient émotionnel a beaucoup augmenté dans les dernières années. 

 

Les études sur les équipes de haute performance soulignent quant à elles l’importance de la présence de caractéristiques telles que : la confiance mutuelle, une communicaiton efficace, l’humilité, etc. Encore une fois, on parle ici d’aspects humains.

 

Enfin, les moments de flux dans lesquels les plus hautes performances sont atteintes, requièrent quant à eux des conditions directement reliées à l’intelligence émotionnelle: absence de peur de l’échec, capacité du cerveau à augmenter les signes positifis et réduire les signes négatifs, capacité à régler les problèmes au fur et à mesure qu’ils se présentent et avec créativité…

 

Et cela est soutenu par des statistiques de l’IHHP nous dit que plus de 80% des compétences qui différencient les individus les plus performants des autres relèvent du domaine de l’intelligence émotionnelle.  

 

Quels conseils donneriez-vous aux dirigeants de petites structures pour prendre cette place “humaine” ? Existe-t-il des notions fondamentales à intégrer ? 

 

Véronique M. Oury

Je dirais que c’est de s’attacher davantage à comprendre les aspects humains sous-jacents aux problématiques “classiques” dans la gestion de projets et la conduite du changement. Qu’il s’agisse de priorisation des projets, de délégation, de briser les silos pour du management transversal, de défendre un projet et une équipe, de faire équipe avec son management, d’amener et permettre le changement, d’atteindre des hautes performances dans des environnements complexes et internationaux, etc. Toutes ces problématiques sont reliées aux émotions, aux valeurs, aux besoins, aux préférences comportementales, aux peurs, aux motivations, à la confiance… Elles sont reliées aussi à la façon dont elles sont (ou non) exprimées, aux liens avec les autres, à la prise de décision, à la gestion du stress. Tous ces éléments font partie de l’intelligence émotionnelle. 

 

Des notions fondamentales? Hmmm, je dirais plutôt une connaissance de soi, absolument nécessaire et puis des réflexes à adopter. Les plus grands leaders se connaissent bien. 

 

En tant que leader, il s’agit donc de travailler d’abord sur la perception de soi pour ensuite fluidifier les relations humaines au sein de l’équipe ? 

 

Véronique M. Oury

Par définition, le leader est celui que l’on suit.  Je ne sais pas vous, mais moi, quelqu’un qui n’est pas un minimum en cohérence avec lui-même, ne m’inspirera pas, pas sur le long terme en tous cas. 

 

Les leaders (de projet et d’entreprise) passent par des dilemes importants, en particulier en termes de valeurs, et plus généralement (référence aux études publiées par le HBR sur e sujet), ils sont amenés à vivre des situations plus défiantes. Les autres étant des miroirs éclairant de parties de nous, le leader a besoin d’une connaissance de soi et d’un ancrage solide. Rien à voir avec la perfection. On parle ici de conscience de soi émotionnelle, de bienveillance vis-à-vis de soi, de réalisme, le tout dans la responsabilisation. Car l’intelligence émotionnelle, c’est l’utilisation de ses émotions pour naviguer socialement. Pas une maitrise de celles-ci qui s’avèrerait d’ailleurs dangereuse, les émotions étant des signaux importants. 

 

Les liens avec les autres sont ainsi plus fluides, l’expression est alignée avec ce que l’on est, en assertivité et en empathie, pour des relations saines et des résultats performants. Les décisions sont plus faciles et le niveau de stress baisse.

 

Le divan n’est pas nécessaire (rires) pour améliorer son intelligence émotionnelle, on a des outils pratiques bien concrets pour faire tout ça avec beaucoup de fun! Et pas seulement pour les leaders, pour tout le monde!

 

Quels outils recommanderiez-vous pour progresser sur cette posture ? 

 

1-   Connaître et travailler son intelligence émotionnelle :

IQ-i 2.0®: l’un des tests les pus reconnus dans le monde qui permet de comprendre comment l’on fonctionne dans les différentes compétences de l’intelligence émotionnelle, version leadership individuel ou 360°, ou encore en tant qu’équipiers. Avec des recommandations. Peut être travaillé ensuite en individuel ou en équipe. Les compétences explorées sont la perception de soi, l’expression de soi, le lien avec les autres, la prise de décision et la gestion du stress.

1 petit exercice:Lorsque quelqu’un ou quelque chose vous touche, identifiez votre(vos) ressenti(s),  la(les) valeur(s) associées ainsi que le(s)besoin(s) que vous cherchez à remplir. Faites la même chose pour les autres personnes impliquées. Vous venez de travailler la perception de soi et l’empathie. Votre risque d’agir plutôt que de réagir vient d’augmenter. 

 

2-    Reconnaitre ses besoins et y répondre en assertivité, la Communication Non Violente (CNV) :
Grâce au processus de Communication dite “non violente” développée par le psychologue américain Marshall Rosenberg[2], nous comprenons qu’il est possible d’adopter une posture de bienveillance et d’inspirer aux autres le désir d’en faire autant. Grâce à cette méthode, l’objectif est de fluidifier la relation et d’écouter son besoin puis l’assumer et légitimer son message. Quand cela sonne juste, cela passe toujours ! Les plus grands projets sont toujours ceux où l’on coopère, là où il n’y a ni arrogance, ni soumission.

 

3-    Des outils de connaissance de soi et de cohésion d’équipe (et pourquoi l’autre m’énerve ;-)?)

     Le MBTI( Myers Briggs Type Indicator): une grille de lecture des types psychologiques pour mieux se comprendre et mieux comprendre les autres en termes de fonctionnement. Le test se passe individuellement et peut être exploité en équipe pour plus de cohésion.

     L’Elément Humain ®:une autre grille de lecture qui permet de comprendre cette fois les préférences comportementales, les (in)compatibilités, les peurs, .. particulièrement utile dans la gestion du changement d’autant que les approches du modèle sont aussi diverses que les modes d’apprentissage (imagerie visuelle, jeux physiques, tests, perceptions de autres, perception de soi)

 

4     - Des outils de communication au quotidien:

     Les positions de vie un outil de l’analyse transactionnelle qui nous permet d’identifier notre positionnement par rapport à l’autre et nous invite à nous repositionner d’égal à égal le cas échéant. Et ce, quels que soient les liens hiérarchiques en place, au risque de perdre le potentiel de l’échange pour les projets! 

     La Fenêtre de Johari: un outil pour favoriser les relations authentiques, impliquant le feedback et le partage sur soi. Pour les eaders, pour les participants et au quotidien.

 

5 - Un outil de gestion des conflits:

     Le DESC: un modèle en 4 étapes permettant de désamorcer l’émotion négative (le conflit) afin de trouver une solution à ce qui est ainsi devenu une simple résolution de problème.

Découvrez les accompagnements (coaching individuel et de groupe, formations / ateliers, conférences ou séminaires) sur mesure proposées par Véronique M. Oury: VeroniqueMProjets.com ou encore Véronique M. OURY sur Linkedin.

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